L’architecture tridimensionnelle du génome confère une mémoire aux cellules
Les cellules qui subissent une perturbation s’avèrent capables d’en garder mémoire au sein de la structure 3D de leur génome, indépendamment de leur séquence d’ADN. En effet, l’induction transitoire provoque des modifications dans les protéines qui compactent l’ADN, ce qui change l’architecture des chromosomes. De manière surprenante, les cellules mémorisent cette architecture modifiée même une fois la perturbation disparue. De plus, cette réponse cellulaire se renforce si elles sont de nouveau confrontées au même stress. Ce rôle de mémoire joué par l’architecture du génome vient d’être identifié pour la première fois par une équipe de recherche française, impliquant notamment le Laboratoire de biologie et modélisation de la cellule, et publié dans la revue Nature Genetics.