Révéler la barrière électrique invisible aux interfaces solide-liquide

Communiqué de presse Physique

L’hydrogène est au cœur de la transition vers la neutralité carbone : il sert à la fois de vecteur énergétique, de réactif pour la chimie verte, et même de voie pour transformer le CO₂ en carburant. Pourtant, sa production à grande échelle par électrolyse nécessite des catalyseurs bien plus économiques et efficaces que ceux disponibles actuellement. Comme de nombreuses technologies énergétiques critiques — telles que les batteries de nouvelle génération — la production d’hydrogène dépend d’une frontière invisible : l’interface entre une électrode solide et un liquide. Bien que cette interface soit au centre de la transition énergétique, elle reste notoirement difficile à décrire, limitant notre capacité à concevoir des matériaux véritablement performants et abordables. Dans une étude publiée dans Nature Communications, Arsène Chemin et ses collègues de l’Institut lumière matière (Lyon 1 Université Claude Bernard / CNRS) et du Helmholtz-Zentrum Berlin proposent un nouveau cadre théorique reliant le comportement des charges dans les solides et les liquides, et en démontrent les implications pour la production d’hydrogène à partir de l’eau.

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